F. Dubet, N. Vallaud-Belkacem, « Le Ghetto scolaire. Pour en finir avec le séparatisme » (Seuil, 2024)

Depuis vingt ans, les enquêtes internationales se succèdent : notre système éducatif est de ceux où les parcours scolaires sont le plus fortement déterminés par le milieu social. La France a laissé se développer des établissements-ghettos où l’on ne se mélange plus, où l’on empêche les enfants d’apprendre les uns des autres et les uns avec les autres. Parce que la ségrégation est devenue le fléau de l’école, nous avons besoin d’une révolution de la mixité. Preuves à l’appui, fort des expériences réussies, ce livre démontre que cette révolution est possible, à peu de frais et avec des résultats tangibles. Il est urgent de réinventer l’école contre les séparatismes sociaux qui la détruisent.

François Dubet, Najat Vallaud-Belkacem, Le Ghetto scolaire. Pour en finir avec le séparatisme, Seuil (La République des idées), 2024

https://www.seuil.com/ouvrage/le-ghetto-scolaire-francois-dubet/9782021543841

(2 commentaires)

  1. J’ai plutôt apprécié le début de la lecture car l’œuvre est bien structurée. Je pense que le sujet est très important de nos jours et que la manière dont les auteurs ont essayé d’aborder ce dernier a été la bonne. Cependant, je trouve que les différents sous-thèmes restent très théoriques et qu’on peut facilement perdre l’envie de la lecture. De plus, je trouve que certaines explications manquent de rigueur.
    Un passage qui m’a beaucoup marqué est celui-ci : « contre les inégalités, l’école ne peut évidemment pas tout, mais elle doit incontestablement faire mieux. Et pour cela, c’est d’une politique publique nationale que nous avons besoin aujourd’hui » (p. 121). Cette citation retrace bien l’idée générale transmise par cette œuvre et la pression qui doit être mise sur l’État pour réduire ces inégalités.

  2. Ce livre dénonce la ségrégation scolaire en France. Cette séparation entraîne de grandes conséquences. Il propose donc la mixité sociale comme solution. « La mixité à l’école est le seul chemin à emprunter car c’est la condition du progrès social collectif ». (p.122). Le style est clair et simple. Il est facile à lire, rendant la lecture plaisante. De nombreuses statistiques sont utilisées pour montrer les problèmes avec de nombreux exemples ce qui facilite la compréhension. Ce livre est également assez court, seulement 122 pages, et les auteurs restent optimistes malgré l’ampleur du problème.

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